6h du mat'

dimanche matin
6h du mat'
à traîner au bistrot, pas couchés
prétextes fuyants pour ne pas rentrer !
des silences, un de trop
un kleenex, je me mouche !
regards échangés,
peur, sueur, humeur,
amour, toujours,
à bout de forces
à bout de nerfs...
mal au coeur,
ma vie en l'air,
une cigarette.... de trop !
envie de pleurer,
l'heure du petit déjeuner
sortie de boîte !
intoxiqués...
saoulés...
pas désaoulés...
je t'ai menti !
t'as rien compris !
et c'est très bien ainsi !
C.H.
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# Posté le mardi 20 novembre 2007 15:27

Et si.... connexion réussie

Et si.... connexion réussie
Et si....demain, tu m'écrivais...
en une ligne sur le Net
de venir te rejoindre
Connexion réussie !

Et si... après-demain, tu m'achetais
un billet de train, une fleur,
un tableau, une peinture
une oeuvre d'art à Giverny

Et si plus tôt, tu avais fait
quelques projets de "nous"
quelques rêves fous
Amour ...toujours....pour la Vie !
C.H.
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# Posté le mardi 20 novembre 2007 15:36

j'écris en vers....

j'écris en vers....
J'écris en vers, j'écris en prose,
ma vie et mon histoire, mes histoires,
mes rires et mes larmes, j'ose....
tout comme si avant de mourir,
j'avais à dire mille détails,
à avouer mes amours, mes batailles,
mes spasmes, mes angoisses, et tant d'autres choses !
selon les jours, les lunes et les couleurs,
le bleu, le rouge, le vert, les nuances
le gai, le triste, le clair....le bonheur,
l'espèrance,
mille teintes qui dansent
je te regarde , je t'aime,
peut-être ! je crois, je ne sais pas...
un cahier dans le tiroir
de mon chevet !
à qui,
chaque fois, je raconte
en quelques vers, quelques proses
avant de quitter la terre
avant de voir se fâner la rose....C.H.
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# Posté le mardi 20 novembre 2007 15:46

Un jour....[... ] extrait de "Les oiseaux se cachent pour mourir"

Un jour....[... ] extrait de "Les oiseaux se cachent pour mourir"
Un jour, alors que le soleil était suffisamment bas à l'horizon pour ensanglanter la mer et consteller de jaune le sable de corail, ils étaient tous deux étendus sur la plage et il se tourna vers elle.
- Meggy, je n'ai jamais été si heureux, ou si malheureux.
- Je sais, Ralph
- Oui, je le crois. Est-ce pour cela que je t'aime ? Tu n'as rien de très particulier, Meggie, et pourtant, tu ne ressembles à nulle autre. [...]Je t'aime, Meggie.
- Tu vas partir ?
- Demain. Il le faut. Mon bateau appareillera pour Gênes dans moins d'une semaine. [...]

- Je t'écrirai, Meggie.
- Non, surtout n'en fais rien. Crois-tu que j'aie besoin de lettres après ce que nous avons été l'un pour l'autre. Je ne veux pas te faire courir le moindre risque et tes lettres pourraient tomber entre des mains peu scrupuleuses. alors ne m'écris pas.

- Meggie, je souhaiterais de tout coeur pouvoir t'épouser, n'être jamais plus séparé de toi. Je ne veux pas te quitter... Et, d'une certaine façon, je ne serai plus jamais libéré de toi. [...] J'ai découvert certains aspects de moi qui n'auraient pas été dévoilés et auxquels je n'aurais jamais eu à faire face si je n'étais pas venu. Il est préférable de se colleter avec le connu qu'avec l'inconnu. Je t'aime. Je t'ai toujours aimée, et je t'aimerai toujours. Ne l'oublie pas.
Le lendemain, Rob se manifesta pour la première fois depuis qu'il avait amené Ralph et il attendit patiemment pendant qu'ils se faisaient leurs adieux. Il ne s'agissait certainement pas d'un couple de jeunes mariés puisqu'il était arrivé après elle et repartait le premier. Pas des amants non plus. ils étaient mariés, ça se devinait rien qu'à les regarder. Mais, ils s'aimaient, ils s'aimaient beaucoup. Comme lui et sa bourgeoise; une grande différence d'âge, ce qui faisait les bons ménages.

- Au revoir, Meggie.
- Au revoir, Ralph.
- Prends soin de toi.
- Oui. Et toi aussi.

Il se pencha pour l'embrasser; en dépit de sa résolution, elle s'accrocha à lui mais, quand il détacha les mains qui lui entouraient le cou, elle les ramena derrière son dos et les y garda.
Il monta en voiture et, tandis que Rob faisait marche arrière, il regarda droit devant lui à travers le pare-brise sans un seul coup d'oeil vers le bungalow. Rares sont les hommes capables d'agir ainsi, songea Rob... [...] Ils roulèrent en silence à travers le rideau de pluie et débouchèrent enfin de l'autre côté de Matlock où s'amorçait la longue jetée. Quand il se serrèrent la main, Rob considéra le visage de son client avec un certain étonnement. Jamais il ne lui avait été donné de voir des yeux aussi humains, aussi tristes. La hauteur lointaine avait à jamais disparu du regard de l'archevêque Ralph de Bricassart
.

selon une légende, il est un oiseau qui ne chante qu'une seule fois de toute sa vie [...] Dès l'instant où il quitte son nid....j'ai aimé ce livre et j'ai pleuré.... d'amour perdu comme je pleure quand tu t'en vas, Toi, mon secret ! et c'est pour Toi, dans ces mots chuchotés que je livre mes ressentis au travers de cet extrait que j'ai passionnément lu et relu.... le beau Ralph de Bricassart ....un rêve inacessible C.H.
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# Posté le mardi 25 décembre 2007 16:40

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 17:25

initiales BB

initiales BB
Les mémoires de BB, 545 pages, est un livre plein d'amour, d'humour, et de vérités....de sensibilité. Ses débuts de petite fille dans la vie
[...] "j'étais un tout petit animal qui réclamait beaucoup"
[...] "C'était joli cette petite boîte ronde qui sortait du mur juste à ma hauteur. Je décidai d'aller explorer ce qu'il y avait à l'intérieur des petits trous, qui avaient juste la taille de mes doigts. Je sais que la décharge fut si brutale que mon cri resta coincé dans ma gorge. Je ne pouvais plus retirer ma main et recevais le courant (heureusement de 110V) qui me secouait mortellement. De peur, je fis pipi et la violence des décharges électriques s'intensifia puisque je baignais dans du liquide.
Lorsque maman qui s'aperçut très vite de ce qui se passait, voulut m'arracher de la prise, elle ne put y arriver et prit elle-même du courant. Ce n'est qu'en coupant le compteur qu'elle finit par me récupérer, secouée, la main violette, mais vivante. [...)
au cinéma,
[...] " - Quel nom allais-je prendre ?
Mon père préférait que le nom de Bardot ne soit pas mêlé à tout ça.
Le nom de jeune fille de maman était joli ! Mucel, cela ressemblait à Musset; J'envoyai donc des clichésde "Brigitte Mucel" et les photos sortirent avec "Brigitte Bardot" [...] Colette cherchait une jeune fille pour jouer Gigi au théâtre. Vadim s'en occupait vaguement et eut un rendez vous avec elle dans son appartement de Palais-Royal, pour parler de l'adaptation. J'allai avec lui et rencontrai donc à l'âge de 16 ans et demi cette femme extraordinaire !
Elle était allongée sur une chaise longue [...] Elle trouva que j'étais exactement le personnage, me demanda si j'étais comédienne et si j'aimerais jouer Gigi Je restai sans voix. Vadim répondit pour moi expliquant ma timidité, mon désarroi, mon inexpérience. Je reverrai toujours ce salon sombre, encombré de bibelots et de meubles, avec cette tâche claire de la fenêtre sur laquelle se découpait l'ombre de la chevelure de Colette. Je n'ai pas joué Gigi C'est Danièle Delorme qui l'a créée... "
[...] " La date du début de tournage approchait, et avec elle, toute ma joie s'envolait. J'étais à nouveau terrorisée. J'allais plonger seule, parmi des professionnels dans un métier qui m'était absolument inconnu. Ce fut atroce ! Si l'enfer existe sur cette terre, ce premier film en fut un exemple... "
[...] " Mais aussi, jugée avec ironie par des acteurs de talent, oubliant mon texte, gauche dans mes mouvements, ridicule, j'avais perdu pied et je coulais doucement, sombrant dans les profondeurs de la honte et de la détresse. " [...]
dans la chanson,
[...] " C'est au cours de cet été 1958 à la Madrague que Sacha décida d'être chanteur...."
[...] "Libre de tout engagement cinématographique, je profitais pleinement de cette période de ma vie.
Sacha me fit découvrir le monde du jazz, univers de génies, de fous, de drogués ou d'alcooliques, mais qui prenait aux tripes. Nous passions des nuits à écouter les plus noms du jazz dans des endroits comme le Blue Note....Improvisation spontanée de gens qui n'avaient jamais joué ensemble. Sacha prenait souvent sa guitare jusqu'a des heures avancées de la nuit...."
[...] " Et puis, on a rangé les vacances dans les valises en carton et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons" cette Madrague, je l'ai chantée quelques années plus tard... Je déteste vivre à Paris. "[...]
en amour.....
elle révèle dans ces écrits la complexité des relations humaines...
Elle est belle, sensuelle, incroyable, nostalgique toujours du temps passé, cernée, étouffée, et toujours des souvenirs d'une tendresse innommable pour ses animaux à Bazoches en Normandie.... et sa Madrague
[...] " A partir de ce jour, mon nom, ma gloire, ma fortune, ma jeunesse, encore et ma force me serviraient à les aider jusqu'à ma mort, à me battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer. (6nov. 1973) Je n'allais plus seulement m'occuper des animaux de Bazoches ou de la Madrague mais de ceux du monde entier.... pleine de projets" [...] etc etc
Un livre magnifique d'une sincérité étourdissante....je conseille !
J'ai adoré et je partage......
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# Posté le mercredi 26 décembre 2007 02:24

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 17:23